Escale à
Bari, Italie
Dès que le navire s’amarre, Bari se dévoile entre mer et histoire, avec ses façades claires qui contrastent avec le bleu profond de l’Adriatique. Ici, pas besoin de courir, le centre historique est à quelques minutes à pied du port, idéal pour une balade spontanée à travers les ruelles pleines de vie.
La vieille ville, Bari Vecchia, est un véritable labyrinthe où chaque passage semble mener à une découverte. Les balcons débordent de linge séchant au soleil, les scooters slaloment entre les piétons, et, surtout, les pastaia, ces mamies italiennes installées devant leurs portes, préparent avec agilité les fameuses orecchiette, les pâtes typiques des Pouilles. Il suffit de flâner pour sentir l’odeur du pain chaud sortant des fours et celle du café fort qui s’échappe des bars de quartier.
Impossible de manquer la basilique Saint-Nicolas, où reposent les reliques du saint, vénéré autant par les catholiques que par les orthodoxes. Juste à côté, le Castello Svevo, forteresse médiévale, veille sur la ville depuis des siècles. Mais Bari, ce n’est pas seulement du patrimoine : en s’éloignant légèrement, la promenade du Lungomare offre un moment de calme face à la mer, parfaite pour respirer l’air marin avant de reprendre la route.
Et puis, il y a la cuisine. Entre deux visites, on s’arrête dans une petite trattoria pour goûter aux spécialités locales : les panzerotti, ces chaussons frits au fromage et à la tomate, ou une focaccia moelleuse imbibée d’huile d’olive. L’expérience est simple mais terriblement savoureuse, à l’image de Bari elle-même : sans artifices, chaleureuse et ancrée dans ses traditions.
Bari ne cherche pas à impressionner, elle invite à ralentir. On s’y perd, on s’y attarde, et on repart en emportant un peu de son âme méditerranéenne.




