Escale à
Salvador de Bahia, Brésil
La ville de Salvador au Brésil frappe d’abord par ses couleurs, celles des façades coloniales qui se découpent sous le soleil tropical, par ses sons, entre rythmes de tambours et éclats de rires dans les ruelles pavées, et par ses parfums, ce mélange d’épices, d’huile de dendê et d’air marin qui enveloppe la ville. Depuis le port, Salvador se déploie sur deux niveaux, la ville basse où accostent les navires, et la ville haute, cœur historique et culturel, accessible en quelques minutes par l’iconique Elevador Lacerda.
Le terminal de croisière est à un emplacement idéal, permettant de rejoindre le Pelourinho à pied, ce quartier historique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Là-haut, tout est mouvement et effervescence : les rues pavées serpentent entre maisons pastel et églises baroques, tandis que les danseurs de capoeira tournoient sur les places, sous les chants rythmés du candomblé.
L’église São Francisco éblouit par ses dorures, et à deux pas, le Museu Afro-Brasileiro raconte l’histoire profonde de cette ville où l’Afrique et le Brésil ne font qu’un. C’est dans ces rues que l’on goûte à l’acarajé, ce beignet frit au goût puissant, servi avec une sauce relevée et un sourire complice.
Mais Salvador de Bahia, c’est aussi la mer, omniprésente. Les eaux calmes de la Baie de Tous les Saints, où s’ancrent les voiliers, contrastent avec la fougue des vagues de l’Atlantique sur les plages dorées de la ville. Porto da Barra, prisée des habitants, offre une baignade rafraîchissante, tandis que l’île d’Itaparica, accessible en bateau, invite à ralentir, entre plages sauvages et villages paisibles. À Salvador, chaque rue vibre, chaque note de musique transporte, et chaque instant rappelle que cette ville est une fête permanente, une énergie qu’on emporte avec soi bien après avoir quitté ses rives.
A Salvador, les tambours ne s’arrêtent jamais, la mer enlace la ville et les couleurs éclatent à chaque coin de rue.




