Escale à
Mindelo, Cap-Vert
Dès que l’on débarque à Mindelo, quelque chose frappe. Peut-être la lumière dorée qui enveloppe la ville, ou ce vent chargé d’embruns qui souffle doucement depuis la baie. Mais surtout, c’est la musique. Ici, elle est partout : dans les ruelles pavées, dans le rire des passants, dans le souffle du temps qui semble s’étirer au rythme de la morna.
Ville natale de Cesária Évora, Mindelo vibre d’une âme unique. On s’y promène sans but, happé par les façades pastel et l’animation du marché municipal, où les étals débordent de fruits tropicaux et d’épices parfumées. À quelques pas, Laginha, la plage préférée des locaux, offre une parenthèse suspendue entre le bleu du ciel et celui de l’Atlantique.
Le soir, la ville s’illumine. Les bars s’animent, la guitare résonne, les voix s’élèvent. On trinque au grogue, on partage un plat de cachupa, on se laisse porter par la morabeza – cette chaleur capverdienne qui fait qu’ici, même les étrangers se sentent chez eux. Mindelo n’est pas qu’un port d’escale. C’est une mélodie qu’on emporte longtemps avec soi.
A Mindelo, la musique ne s’arrête jamais. Elle est dans le vent, dans les voix, dans le balancement des barques au petit matin.

