Escale à
Las Palmas, Espagne
Dès l’arrivée à Las Palmas, l’air est chargé de cette lumière douce propre aux îles. Ici, le vent porte à la fois le sel de l’Atlantique et le murmure des siècles passés. Le quartier de Vegueta, cœur historique de la ville, se découvre au fil des pas : des ruelles pavées bordées de façades pastel, des patios ombragés où l’on devine des éclats de rires, et la Casa de Colón, témoin du passage de Christophe Colomb avant sa traversée du Nouveau Monde.
La Cathédrale Santa Ana, imposante et majestueuse, veille sur la place où les habitants prennent le temps de vivre. Quelques rues plus loin, le décor change. Las Canteras, immense plage bordée d’une promenade animée, déroule son sable doré et son eau turquoise.
Ici, pas d’agitation. Les vagues s’échouent avec douceur, les baigneurs flottent sous un ciel limpide, les surfeurs attendent la houle plus loin. On s’y installe, on observe, on se laisse happer par ce rythme lent, ce mélange parfait entre ville et nature.
Quand vient l’heure de repartir, un dernier arrêt s’impose. Un marché coloré, une terrasse ensoleillée, une assiette de papas arrugadas nappées de mojo. Le temps s’étire encore un peu, comme si Las Palmas de Gran Canarie retenait ses visiteurs sans vraiment les retenir. Une escale qui laisse une trace, une douceur qu’on emporte bien après l’horizon disparu.

Las Palmas n’est pas une escale, c’est une promesse de soleil, d’océan et de souvenirs indélébiles.



