Escale à
Casablanca, Maroc
Casablanca n’a pas le charme figé des villes-musées, elle est vivante, bruyante, en perpétuel mouvement. Ici, l’histoire côtoie l’audace architecturale, les grandes avenues modernes débouchent sur des ruelles animées, et le vent de l’Atlantique adoucit l’agitation urbaine. Depuis le pont du navire, le regard est immédiatement attiré par la Mosquée Hassan II, posée en partie sur l’eau, imposante et élégante à la fois.
Le centre-ville dévoile un visage inattendu : derrière les immeubles contemporains, les façades art déco rappellent que Casablanca a été un centre névralgique sous le protectorat français. Sur la Place Mohammed V, le théâtre et la wilaya arborent encore cette influence coloniale, tandis que les boulevards bordés de palmiers mènent vers la médina, plus modeste que celles de Marrakech ou Fès, mais pleine d’authenticité. Les souks y dégagent des effluves de cuir, d’épices et de menthe fraîche, et l’on y trouve aussi bien des tapis berbères que des pâtisseries marocaines encore tièdes.
Mais Casablanca, c’est aussi l’appel du large. La corniche d’Aïn Diab, à quelques kilomètres du centre, longe des plages baignées par les rouleaux de l’Atlantique, bordées de cafés où l’on s’installe pour observer le va-et-vient des surfeurs. L’ancienne église du Sacré-Cœur, reconvertie en centre culturel, mérite un détour, tout comme le marché central, où les amateurs de gastronomie pourront déguster des huîtres fraîches ou un tajine parfumé. Ici, on visite autant qu’on ressent, entre les klaxons incessants, le parfum du thé à la menthe et l’énergie d’une ville qui, loin des clichés, regarde l’avenir sans renier son passé.
Casablanca, c’est le bruit des vagues sur la corniche, l’odeur du cuir et des épices dans la médina, et l’élégance discrète du Maroc en mouvement.


